62/ canard


Il disait un nuage vaut bien une vie, je ne regrette rien, à peine une floraison, à peine l’humide froidure qui couvre la voiture me ramenant de la mer. Si je devais choisir je préférerais dormir que vivre cette vie à attendre que la vie arrive. Cette après-midi, assis à une terrasse froide dans un vent qui annonce plus la fin de l’hiver que l’arrivée du printemps, il entendait à chaque passage le tac-tac des paires de roues automobiles sur les seuils métalliques du pont. Cette musique mécanique de machines faisaient un battement de sang froid dans sa tête. L’acharnement à penser toute choses le maintenait dans un brouillard d’idées qui s’épaississait en une bouillie de mots où il finissait par ne plus rien penser, que cuire.

Canard sans tête ou futur célébrité à flanc percé et goût de vinaigre aux lèvres, il n’aurait su choisir, il manquait d’appétit.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 2 mai 2013




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