68/ macula


Je sais qui tu es, je sais compter les arbres jusqu’à quatre. Après je me perds. Se hisser est une tentative à laquelle nous ne songeons pas assez, prendre de la hauteur reste une injonction, nous pourrions toujours prendre le risque de vouloir atteindre le ciel et d’être ainsi, au choix, babélisé ou icarifié. Mais on peut aussi seulement prendre le risque de se casser la gueule, surtout si par goût de la difficulté nous ajoutons un ballon cosmique au tas de caillou. Je crois vraiment qu’on se moque de moi, le monde n’est pas si simple qu’il faille le compliquer de ce genre de vaine plaisanterie. Et surtout est-ce la peine de se donner si sottement en spectacle, des jours et des siècles entiers, pour qu’à la fin ne soit plus remarqué que la terrible, coulante, tâche de matière qui vient dire la sordide vanité de nos couronnes.

Je veux descendre.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 25 septembre 2013




[RSS] |le mur du fond|

29 septembre 2013 //
27 septembre 2013 // 69/ vérité
25 septembre 2013 // 68/ macula
20 septembre 2013 // 67/ au jardin
18 septembre 2013 // 66/ jean
16 septembre 2013 // 65/ jours comptés
17 juin 2013 // 64/ beeeeeeeeeeeeeh
15 mai 2013 // 63/ reptilarium
2 mai 2013 // 62/ canard
25 avril 2013 // 61/ pur beurre
18 avril 2013 // 60/ tendu
15 avril 2013 // 59/ vautours
29 mars 2013 // 58/ de quelques moustaches
20 mars 2013 // 57 bis/ j’arrive II
4 mars 2013 // 57/ j’arrive I