bonheur de la marchandise


C’est l’histoire du commerce et la rivière progrès, le roman est plein d’eau

Elle arrive de la province, de la campagne, avec ses deux frères

L’un est blond, l’autre petit

Le grand magasin est construit, sans métaphore, sur le sang de la femme de l’Homme de son temps.

En L’écoutant parler, les femmes ont des effluves âcres qui ne Le trouble pas.
Elle voit le magasin, y entre, en sort, plusieurs fois. Les vieilles boutiques se meurent, rien n’y fait c’est le temps.

L’ancien monde ne mérite pas considération, sa destruction ne produit pas sa qualité, il meurt de n’être plus de son temps, lui aussi était maître avant d’être asservi – c’est, dans le commerce un tort de n’être pas contemporain de son époque.

Il a pourtant droit à de belles pages d’enterrement

Les vendeurs sont mesquins et serviles, la machine dévore ses clientes et ses employés, tous tenus par l’envie de plus. Seules s’en tirent les marchandises, qui ne peuvent se prostituer.

Mme Aurélie, la chef de rayon des confections, a un masque d’empereur romain soufflé de graisse

Leur histoire d’amour exaspère, c’est une armature faible, fer rouillé, Lui trop puissant et Elle trop pure.

Mais il y a la fin en dix lignes où Elle cède, et qu’Il tombe "assis sur le bureau, dans le million"

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 26 octobre 2008




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