roulent galets


nostalgie par anticipation ?Hors les cris conçus comme aiguilles chauffées au feu, appuyant sur les tympans roulés de galets, et disent mon corps me brise, je ne puis plus que ce cri, il n’est plus que le signe de lui même comme dernière force jetée dans la possibilité de vivre. Hors cela, les cris d’une enfant de moins de six mois sont un chant, à mélodie variée sur un même thème.

Du bouquet au soliflore, comme la rime au récitant, l’épithète à l’aède, la fin du cri crée le souvenir du cri à venir, jamais identique puisque son pur et sans langue, chevauchement dans l’envie du cri ; jusqu’à l’enrouement où la salive s’engorge de larmes et fait grasseyer le son, et pour s’en débattre lance des aigus inouïs, hors ouïe.

Puis le cri s’apaise en descente, l’enfant s’étonne et de son calme et de son épuisement, source bientôt tarie, rendue seulement filet sifflé, sifflement filé, quelques coda encore monteront mais comme râles de vaincue.

Bonne nuit

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 28 janvier 2009




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