Anhistoriques nous serons mieux


Alors que le béton se lisse et que les voûtes se recouvrent de l’officiel carreau en faïence biseauté, à la station Raspail il faut blanchir, enlever l’orange, les années 70 n’ont pas existé, tout est identique à soi : le métro c’est blanc, la tour Eiffel en métal et le Sacré Coeur en haut.

En attendant la fin de l’histoire les murs prennent des allures de grotte, et les marques du ciseau à pierre dans le ciment dessine le mouvement suivi par le maçon, rangées de traits court en arc de cercle ; des cartes de morphologies apparaissent, les calcaires et les schistes, les langues granitiques du massif central, plissement par vagues ; disparues la semaine prochaine.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 26 octobre 2008




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